Si l’amour est un choix, du moins dans nos sociétés occidentales libérées du dogme religieux, la rupture n’est pas toujours partagée. Comme le dit l’expression consacrée après une séparation ; « C’est une rupture d’un commun accord, même si l’un des deux est plus d’accord que l’autre … » Mais quelle que soit notre position (celui ou celle qui choisit ou celle ou celui qui subit l’annonce), la rupture reste un moment douloureux, synonyme d’échec d’un projet personnel qu’on envisageait éternel.
Passer de la douleur à la légèreté
Le plus difficile dans une période de rupture, c’est de revenir à une forme de rationalité. Parce qu’on a beau se dire et s’entendre dire que la séparation ne fait pas de nous une personne moins aimable, le maelström d’émotions nous envahissant peine à laisser de la place à la raison. Une rupture, c’est le deuil d’une relation. Et comme pour tout deuil, seul le temps permet de passer les étapes et de reconstruire une identité amoureuse.
Dans ces périodes où tout semble se revêtir de noirceur, du ciel grondant aux regards des passants, une méthode non conventionnelle permet à certaines personnes de s’en sortir plus vite ; envisager la pire des situations afin de vivre seulement le meilleur de notre vie. Ainsi, on peut imaginer son divorce comme une véritable épreuve du feu, avec ses avocats vindicatifs, sa justice glaciale, ses indemnités hypothéquant jusqu’au futur des enfants et ce perpétuel sentiment d’injustice venant battre le sternum comme un deuxième cœur en colère permanente… et constater que le fameux divorce à l’amiable, sans juge et en toute responsabilité permet de résoudre les litiges avant qu’ils ne deviennent conflits. Le divorce se fait plus léger, moins problématique et, surtout, moins onéreux et bien moins anxiogène.
Après avoir imaginé le pire et s’y être préparé psychologiquement, voilà que l’affaire se dénoue simplement, sans trop de heurts. Un vrai soulagement qui invite à la décompression en toute quiétude.
Tout est question d’équilibre
Notez que cette méthode est valable pour tous les moments de la vie, d’un examen à un entretien d’embauche en passant par une compétition sportive ou une rencontre artistique. Mais attention toutefois à ne pas trop sombrer dans le côté obscur de la méthode dans le but de se prémunir de déceptions à venir. C’est le côté pervers de ce fonctionnement, qui peut aller jusqu’à entraîner des prophéties auto-réalisatrices. Le but ici est de préparer sa psyché à faire face des émotions difficiles à encaisser, pas de se laisser déprimer en trouvant là une justification anticipée à nos déboires.
Anticipez le moment comme difficile. S’il l’est réellement, vous serez préparés. S’il s’avère plus simple à vivre, vous serez soulagés, légers et heureux d’avoir passé une étape de plus dans votre parcours, sans que cette étape n’ait eu l’impact dévastateur craint dans un premier temps. Le tout, c’est de respecter un équilibre fragile mais atteignable entre la préparation psychologique en amont de l’évènement ciblé et la motivation nécessaire à la mise en action du plan préparé.
Du Yin et du Yang en quelque sorte.
